samedi 26 novembre 2011

Vous n'y croyiez plus ? la valorisation de la recherche est arrivée !


LA VALORISATION DE LA RECHERCHE EN SAC (SCIENCES ABÉLIENNES ET CAÏNIQUES) : EXEMPLES DE PROGRAMMES DÉVELOPPÉS PAR LES CHERCHEURS
DE L’UNIVERSITÉ DE GABRIEL-CITY

Mardi 13 décembre 2011 - 9h00-12h30
Amphithéâtre de la CCH (Cabane des Cognitions Humanoïdes) de Gabriel-City

La CCH de Gabriel-City, dans le cadre de sa politique de valorisation et de transfert, souhaite…

…participer, en synergie avec les acteurs de la valorisation de la recherche à GB (Cellule de valorisation, Katpak, les équipes de recherche), à l’identification de la demande sociale en recherche et expertise SAC pour pouvoir y répondre.

…mobiliser les équipes de recherche et les chercheurs en SAC aux enjeux (perspectives et limites) de la réponse à cette demande sociale, dans le respect de l’éthique scientifique et des autres formes de valorisation de nos travaux (ex : la publication)

…favoriser et accompagner l’activité scientifique contractuelle des équipes de recherches. Utiliser la surface interdisciplinaire de la CCH pour répondre à des appels d’offres nécessitant une diversité de compétences et d’expertises.

Accompagner, organiser et/ou piloter la réponse à des appels d’offre nécessitant des compétences pluri ou inter- disciplinaires (ex : Plateforme « SAC- APUS»).

Programme de la rencontre

> 9h : Accueil par Anatoli Kroupritski Directeur de la CCH
> 9h15 : Introduction par Anatole de Beaudrap, directeur Scientifique du Pôle SAC de Katpak
"Des idées reçues de la valorisation en SAC aux réussites de 2011"

> 9h30 : Témoignages sur les réussites 2011. Animateur : Anatoli Kroupritski
Anatoly Rondinet (Politbüro) présentera l’étude en cours pour le RRRR (Réseau des Raisonneurs Réputés Rentables) sur la faisabilité de la mise en place d’une plateforme « SAC » comprenant un dispositif d’observation, d’étude et de recherche sur l’évolution des comportements des citoyens et des modèles économiques dans le cadre de la transition socio-écologique.
Anatol Komplet (HIPS) présentera le travail mené dans le cadre du projet européen PICRATES : Apprentissage des langues étrangères pour les PME vinicoles. L’objectif de ce projet est de mettre en place un programme élémentaire d’apprentissage des langues ainsi que des stratégies de motivation afin de sensibiliser les viticulteurs aux langues étrangères à travers le thème du « vin ».
Natoile Banon (PEB) présentera l’étude menée pour la DDDAI (Direction Départementale des la Djeunesse, des Déportements et de l’Amabilité envers le Invalides) : état et analyse de l’accessibilité des équipements sportifs du comté de Gabyland, en lien avec l’effectivité dans le comté de Gabyland de la loi du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».
> 10h30 : Témoignages sur les contrats à venir. Animateur : Anatoly Rondinet (Politbüro)
Anatoly Rondinet (Politbüro) présentera le projet de recherche "Villes en transition" piloté pour Gabriel-City par la CCH de Dijon et retenu par le Ministère de l'environnement dans le cadre de l'appel à projet BOUGEONS. Il réunit des chercheurs de quatre laboratoires de Gabriel-City autour de l'étude des enjeux de la consommation éco-responsable pour les habitants du quartier de la Fuite Soudaine à Gabriel-Town. Ce projet, labélisé par le Ministère de l'environnement, est financé par le RRR et le Haut-Conseil du comté de Gabyland..
Anatoliy V. Walatoliy (PEB) présentera la mise en œuvre de ses compétences en communication sensorielle dans le cadre du futur projet « Gamelle mutualisée », présenté pour le Fonds Félin de l’Alimentation et de la Solidarité, dans la continuité des projets CROK et CRAK (Label VIVEZ-COMME-DES-GORETS), ainsi que des projets en cours sur la valorisation sensorielle dans les stratégies de communication.
Anatolu Küprülü (Hihi) présentera l’étude à mener pour la société Coinventure en partenariat avec Anatolij V. Walatolij (PEB), sur la conception de module d’apprentissage à distance (e-learning) dans un environnement mobile ; on parle alors de « m-learning ». L’étude comportera une approche critique du rôle de la socialisation électronique dans l’appropriation des dispositifs e-learning.

> 11h30 : Conclusion
Anatoliy V. Walatoliy ,Chargé de Mission « Valorisation » pour la CCH

CONTACTS


Pour en savoir plus sur la valorisation en SHS

Anatole de Beaudrap, directeur Scientifique du Pôle SAC de Katpak
anatole.beaudrap@katpak.com
Natoille Baudet, chargé de développement - Katpak
natoille.baudet@katpak.com
Fifille Capricante, Chargée de Valorisation Avolo
fifille.capricante@avolo.com
Anatoliy V. Walatoliy , Chargé de Mission « Valorisation » pour la CCH


Pour en savoir plus sur la Cabane des Cognitions Humanoïdes de Gabriel-City

Adam Bispath , Secrétaire scientifique –CCH
Adam.bispath@u-gabriel-city.fr

Ill.: J. Bosch, Le Jugement dernier, détail, Vienne, KHM
N.B.: toute ressemblance avec un document existant est avérée et consternante.
Re N. B. : Halphonso, amore mio, me fait remarquer que ce texte est incompréhensible sans sa source littéraire, que l'on peut trouver ici.

mardi 22 novembre 2011

Autant emporte le vent


"Au reste d'un honneur impatient d'affront & de supercherie : ne fut que l'estat de ses affaires, le forçat à la tollerance, & à la dissimulation. Car autrement il partoit aysément de la main, & en faisoit à l'instant quelque demonstration. Tesmoin ce qu'on raconte de luy (combien que quelqu'uns, l'attribuent à un autre) qu'ayant reçeu un rebut de Court, & du plus haut lieu d'icelle, il fit charger à ceux de sa livree un van en broderie avec ceste devise (autant emporte le vent) C'estoient les boutees des grands de ce temps-là. "

Nicolas Remy, Discours des choses advenues en Lorraine, depuis le decez du duc Nicolas, jusques à celuy du duc René..., Nancy, P. Houillon, 1628, p. 170-171



C'est le sens de l'honneur, ou le caractère, qui fait détester le mensonge et la fausseté. Toutefois il n'est pas de politique efficace sans dissimulation, avoue cet éloge du prince. Le duc de Lorraine René II (1451-1508) subit plus d'une rebuffade (ou "rebut de Court", expression plaisante à retenir) de la part de Louis XII ("au plus haut"). Il y riposte par une impresa ou devise aussitôt inventée par lui.

van : instrument pour trier le grain et le séparer de la balle, qui s'envole au vent ; étymologie incertaine.

vanus. Monsieur Gaffiot dit : vide, où il n'y a rien (comme dans les "événements" organisés au plus haut), creux, mensonger, fourbe, sans conscience, sans foi (comme les chefs lesdits "événements"), sans succès, qui n'aboutit à rien (ne soyons pas superstitieux), qui n'est pas en possession de la vérité (hihi), vaniteux (non, "passionnés, convaincus")

vanissimus : "Allez, encore un petit coup sur la tête..."







Jean-François Millet, Le Vanneur, v. 1847, h/t, Musée d'Orsay

Mademoiselle K (pas "Madame", de grâce)


Trouvez-vous que j'ai un air à cocher une case ?

mercredi 21 septembre 2011

Une idée pour les Renaissants



Les Renaissants jamais à court d'idées ont annoncé que l'une des grandes idées de l'Evénement était d'imaginer, de faire imaginer ce que serait le monde dans 50 ans.

- Pourquoi 50 ? ai-je demandé à Alphonsus Lepidus, amicus meus.

- Parce que l'a dit la damequiatutoyélesétoiles.

- Et les étoiles, elles lui ont répondu ?

- Les étoiles lui ont dit : "Vous ferez l'Evénement avec Roro, Gaga, Lolo et Barbet-Morose, ou vous ne serez point." Comme ce sont des étoiles, qui comptent en milliards de myriades, elles ont spécifié : "Que l'homuncule humain et nancéien se projette dans l'avenir : un demi-siècle. Allez, et que l'on ne vous revoie plus."

- C'est peu, un demi-siècle.

- Tais-toi, tu n'y connais rien. Tu n'as pas la PASSION, m'a rétorqué ce mufle.

- Pourtant, j'ai une idée. Il y a cinquante ans, personnage n'aurait imaginé ceci : "Un détenu s'est suicidé au moyen du pyjama de son kit anti-suicide." Ou dans la nécrologie de Lucien de Jerphagnon : "Il a été le professeur de Michel Onfray." Honte à une époque qui ne VOUSSOIE (ou VOUVOIE) pas les étoiles.

jeudi 12 mai 2011

à suivre...



Gaspard Rascal bientôt de retour pour des aventures de plus en plus palpitantes !

mardi 3 août 2010

jeudi 17 juin 2010

Parmi les doctes




Bon, maintenant on me sort.
On m’a acheté une belle petite cravate écossaise pour remplacer la rouge. On y a accroché mon code-barres (je n’invente rien) sur une médaille pas bien miraculeuse puisqu’elle ne me dispensera pas de la visite annuelle chez la jeune-fille-au-thermomètre, et on m’emmène dans le monde.
Personne n’a l’air d’être surpris de ma présence chez les coiffeurs (là où l’on entend « là ça va la températureu ? je vous surélève un peueu ? tout va bien eu ? je rafraîchis eu ? »), à l’opéra (là où l’on entend un gros monsieur eu presque aussi noir que moi eu réclamer avec insistance un mouchoir eu – il fazzoletto ! - à une dame apeurée) et même à la bibliothèque.
C’est à la bibliothèque que j’ai vu le taquin.
Le taquin est une petite tablette qui se tient fermement des deux mains et sur laquelle il faut tapoter vivement avec ces deux doigts écartés qu’ils appellent « pouces », qui leur est très utile pour dévisser la bouteille de lait.
Remarquez, c’est moi qui ai baptisé « taquin » ce jeu auquel tout le monde joue, apparemment. Je suppose qu’Alphonse, amore mio, en connaît le nom véritable, mais je n’ose le lui demander. Lui parle seulement de sa « Mûre », mais le mot est anglais, et c’est, semble-t-il, seulement une marque.
J’ai raisonné. J’ai pensé que le mot « taquin », qui est de mon invention il est vrai, et qui n’est donc pas une marque, pouvait être non la traduction mais la déformation d’un mot étranger et j’en ai conclu que c’était « tacchino », le dindon.
Ma théorie est juste, car en face de moi, il y a trois jeunes filles qui sont absorbées dans des livres multicolores intitulés « Mégabac philo ESS », et j’ai vu que chaque chapitre commence par un encadré orange qui s’appelle « COUP DE POUCE ». Je n’ose pas demander à mon humaine ce que l’enseignement ou la pratique de la philosophie ont à voir avec des « coups de pouce », car elle est très occupée à se servir de ses deux index pour recopier des pages et des pages d’un livre tout gris intitulé « Discours sur les medalles antiques » (Après cela, elle pestera contre le déclin de l’orthographe.)
Pouces, taquins et taquines, autrement dit dindons et dindes : vous l’avez compris, au moment où j’écris, je suis installée dans la grande salle de lecture de la bibliothèque de notre ville et nous sommes à la veille de la grande compétition nationale des cerveaux nommée « bac », sans parler des éliminatoires nommées « bac de français ».
Mon humaine m’a dit de ne parler sous aucun prétexte dans ce temple de la science et de la réflexion. Mais c’est injuste, car en face de nous, il y a un grand dadais qui s’est levé tout exprès pour expliquer à une jeune impétrante les tenants et les aboutissants d’une leçon sur l’utilité et profit de la testostérone, résumée dans un compendium d’une page abondamment surlignée en rose et vert. Je voudrais d’ailleurs bien savoir s’il y est question aussi de plaisir et délectation, et si ledit compendium suit le précepte fameux d’Horace, mais comme je l’ai dit, j’ai ordre de garder le silence et je m’en voudrais de désobéir en un lieu aussi évidemment voué à l’amour du savoir.
La demoiselle de la banque (de prêt, je n’ai pas besoin de préciser qu’ici l’or ni l’argent n’ont cours) a réussi à mettre deux pancartes « réservé » pour nous. Car il y a foule.
Mais attention, tous aux abrutis ! voici un fâcheux, un ex-collègue ! pendant qu’il parle, j’écris ; hélas, il y a longtemps qu’il n’a pas vu mon humaine, il est tout heureux de lui raconter sa vie savante, comment il est passé d’Althusser à Léon Bloy et de Célestin Freinet au catéchisme (vu il est vrai du point de vue de l’historiographie minoritaire, honte à la majoritaire !) L’ennui, c’est qu’il est accompagné : il est avec une machine énorme, « Dell » est son nom, aussi haute qu’un dictionnaire et aussi sombre que l’entrée de notre cave, sur laquelle il tape avec l’ensemble de ses pattes poilues… cette Dell prend un bon tiers de notre Lebensraum à nous, mais mon humaine n’a pas l’air de vouloir protester… Bizarre, il est arrivé juste avant l’heure du déjeuner, il a demandé à la demoiselle de la banque de lourds in-folio qui ont servi à repousser de quelques pouces le compendium sur l’appareil sexuel. Ce que je voudrais direu, en fêteu, c’est que ce que ce personnage fait, en fêteu, c’est de relire avec une délectation ostensible le texte de l’unique conférence qu’il ait jamais donnée – devant un public composé d’une seule personne, vient-il de déclarer non sans orgueil, car c’est le signe évident de l’altitude de l’institution invitante – et, a-t-il ajouté, « si tu veux en faire, ils sont preneurs ».
Mais mon humaine a poliment décliné cette offre en invoquant une excuse stupéfiante ; elle a dit qu’elle ne pouvait pas s’absenter « à cause du chat » ! Voilà qu’à cause de moi elle n’ira pas prêcher dans les hauts instituts et qu’elle ne connaîtra jamais l’unique auditeur !
Enfin, il a compris qu’il fallait se taire ! La salle est toute bruissante, chuchotante et chichitante.
Je crois qu’on va rentrer à la maison. Le « Discours sur les medalles » est en fêteu sur archives-org.